La sécurité ne doit pas être le monopole de la droite-extrême autoritaire. Elle peut être républicaine, sociale, démocratique et apaisée. L’État a décidé de se désengager de sa mission régalienne de sûreté, contraignant les collectivités locales à compenser comme elles le peuvent et à reprendre des prérogatives de la police nationale, créant de grandes disparités. Aujourd’hui on assiste à une militarisation progressive des polices municipales, une perte de sens de la mission républicaine, et une certaine défiance. L’État doit donc remplir ses missions et la police municipale doit être redéployée en une police de proximité qui a démontré son efficacité. Nous plaidons pour une police municipale de proximité, œuvrant à la sûreté, à la prévention et à la tranquillité des habitantes et habitants.
Dès 2026 :
Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance (arrêt de l’installation de nouvelles caméras)
Refuser l’armement létal des policiers municipaux
Redéployer les agents de la police municipale dans tous les quartiers et élargir les horaires d’ouverture des postes de police des quartiers Plateau et Prés Saint-Jean.
Recruter des éducateurs de rue et des médiateurs qui assureront la tranquillité publique de notre ville
Développer des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions : tabac, drogues, alcool, jeux…
L’investissement dans la police municipale a été un investissement majeur du maire actuel. Le budget très important consacré à cette police n’est toutefois pas proportionnel à la satisfaction de la population : présence essentiellement au centre-ville, postes de police souvent fermés dans les quartiers périphériques, surarmement de type militaire, présence excessive de caméras de surveillance de la population etc. Nous engagerons une réforme complète de la police municipale pour en faire une vraie police de proximité.
A Chalon comme dans d’autres territoires le trafic de stupéfiants a augmenté ces dernières années. C’est le produit conjugué d’un manque de douaniers à nos frontières et d’une croissance du mal-être dans nos sociétés qui poussent la population vers la consommation de produits stupéfiants. C’est un enjeu de sécurité mais surtout de santé publique que de lutter contre ces addictions et le trafic illégal. En attendant des lois de dépénalisation et de légalisation de l’Etat pour sortir du tout-répressif, la ville doit prendre sa part dans la gestion de ce sujet.
- Mettre en place, en lien avec les associations spécialisées, des espaces ou des équipements mobiles de consommations à moindre risque pour renforcer le suivi sanitaire et social des usagères et usagers de drogue. Réduire les pratiques et les consommations à risque concernant toutes les drogues
- Proposer un plan de prévention des conduites addictives, de réduction des risques et dommages et de soin aux personnes dépendantes : psychologie, logement, substitution, accès aux soins primaires, ouvertures de structures spécialisées (CSAPA, CAARUD, etc.) en collaboration avec les associations et le ministère de la santé. Sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur consommations sur la tranquillité et la sûreté
