​​​​​​​​​​​​🥦​​ Pour soutenir et développer l’agriculture biologique et locale

La question agricole agite la France depuis des années sans que les gouvernements successifs n’apportent de réelle solution aux divers problèmes. Dans les années à venir, près de 50% des agriculteurs partiront à la retraite. Leur remplacement est un enjeu majeur, et la formation de leurs successeurs l’est tout autant pour initier une bifurcation écologique nécessaire pour notre santé. Chalon et le Grand Chalon doivent s’engager dans cette voie en soutenant l’installation de paysans et paysannes sur les terres agricoles de notre territoire. Nous proposons une Politique Agricole et Alimentaire Commune (PAAC), notre PAC locale.

Dès 2026 :

Refuser l’emploi de produits agricoles issus du MERCOSUR dans nos cantines scolaires

Programme d’achat de terres agricoles libérées par des départs en retraite afin d’installer des maraîchers bio (en CDI ou par contrat de concession de terres) qui travailleront prioritairement à la production de produits locaux et bios pour nos cantines scolaires

1. Refuser l’emploi de produits agricoles issus du MERCOSUR dans nos cantines scolaires
2. Créer des commissions municipales ou intercommunales d’appui aux projets agricoles (commission pluraliste composées d’élu·es, d’agriculteurs et agricultrices, de propriétaires, et de personnes ressources investies dans les questions d’alimentation, etc.)
3. Accompagner les nouvelles formes collectives d’acquisition du foncier agricole (association foncière, Terre de Liens, etc.)
4. Programme d’achat de terres agricoles libérées par des départs en retraite afin d’installer des maraîchers bio (en CDI ou par contrat de concession de terres) qui travailleront prioritairement à la production de produits locaux et bios pour nos cantines scolaires
5. Faire respecter la loi EGALIM au prestataire en charge de nos cantines scolaires (au moins 20% de produits bio) et aller au-delà du minimum requis par la loi
6. Adhérer au dispositif Vigifoncier et contractualiser avec la Société d’aménagement foncier et d’établissement rural (SAFER) pour repérer les terres qui se libèrent et consacrer un budget pour pouvoir réaliser les acquisitions de foncier agricole quand une occasion se présente
7. Proposer aux porteurs et porteuses de projets agricoles des baux ruraux environnementaux signés pour plusieurs années reconductibles. Les beaux préciseront que les terres devront être cultivées et /ou orientées vers une agriculture biologique et avec montant de loyer attractif/modéré, ou des baux à usage incluant terres, bâti agricole et habitat dans le cas de reprise de zones délaissées

8. Proposer des services aux paysans et paysannes qui s’installent : location / mutualisation de matériel avec les services espaces verts (comme les tracteurs), aide aux investissements, offre de débouchés de commandes (par exemple pour la cantine et la restauration publique), mise à disposition des lieux de vente (magasin de producteurs, marchés) ou de dépôts (AMAP, circuits courts, groupements de commande). Proposer également des espaces de travail et de réunion partagés pour favoriser les coopérations entre producteurs et productrices paysans plutôt que la concurrence

9. Encourager l’interdiction des pesticides sur les parcelles se trouvant à proximité d’un captage d’eau pour protéger l’eau potable

10. Encourager le tri des biodéchets pour les valoriser en priorité sur les terres cultivées en bio, avec pour objectif à terme d’avoir 100% biodéchets triés et valorisés
11. Avoir des actions d’accueil et d’animation pour l’insertion des nouveaux paysans et paysannes installés, prendre en compte et aider leurs besoins sociaux (logement, éducation, etc.)
12. Promouvoir l’agroécologie avec les associations existantes par des actions d’éducation populaire, associant jardins partagés, écoles, EHPAD et dans les jardins privés
13. Mettre en œuvre des projets alimentaires territoriaux (PAT) pour favoriser la production et la consommation de produits locaux et de qualité, en associant agriculteurs, communes rurales et urbaines, organismes de recherche, acteurs de l’ESS, associations, etc.
14. Soutenir les expérimentations de sécurité sociale de l’alimentation
15. Mettre à disposition les moyens publics pour le développement des AMAP, des marchés paysans et des magasins de producteurs ainsi que des épiceries coopératives permettant la commercialisation des productions locales
16. Expérimenter des cantines municipales ouvertes à tous servant des repas à base d’agriculture biologique et locale