Communiqué de presse – 12/2025

Quelques membres de la liste de l’Union Populaire Chalonnaise ont pu assister au dernier conseil communautaire du Grand Chalon ce jeudi 11 décembre.

Le président par intérim Juillot est parvenu à endormir tout le monde avec un discours calme et convenu, et des chiffres au demeurant positifs pour montrer à quel point la gestion du Grand Chalon sous l’ère Martin a été fabuleuse.

S’il a convenu que le budget de l’Etat en cours d’adoption allait fortement contraindre les finances des collectivités locales comme le Grand Chalon (plus de 3 millions d’€ de baisses pour 2026), il n’a à aucun moment critiqué cet état de fait. M. Juillot parle de prendre sa part de l’effort collectif mais n’explique pas qui va devoir réellement payer cet effort. Les usagers de nos transports en commun ? Les bénéficiaires des crèches qu’il dit vouloir soutenir ? Les entreprises qui attendent un soutien ? Les habitants qui pouvaient espérer une baisse de la taxe d’enlèvement des ordures ménagères ?

Rien du tout, M. Juillot n’a rien dit. Il faudra se serrer la ceinture, point final. Ce positionnement tient-il au fait que M. Juillot et la majorité qui dirige le Grand Chalon appartiennent à cette droite qui aime serrer les ceintures (surtout quand ce sont les ceintures des autres) ou bien parce que l’ex président Martin est désormais ministre et donc préservé de toute critique de la part de ses amis grand chalonnais ?

Une majorité portée par l’Union Populaire Chalonnaise n’accepterait pas cette situation et se battrait avec d’autres collectivités pour peser sur le débat budgétaire. Le peuple n’a pas à souffrir de nouvelles privations quand une minorité s’enrichit sans limite et sans vergogne.

Clou du spectacle, la réponse de M. Juillot à une question posée par Amandine Ligerot, conseillère à Chalon. Elle s’est faite porte-parole d’élèves du Conservatoire du Grand Chalon qui se plaignent des agissements discriminants de certains professeurs et même de violences sexistes et sexuelles. Mme Ligerot a demandé une réaction ferme du Grand Chalon et une enquête menée par un organisme externe pour en garantir la neutralité.

Réponse de M. Juillot ? Une enquête interne a été menée et n’a rien révélé… Que Mme Ligerot fasse un signalement au procureur elle-même car le Grand Chalon ne fera rien de plus. Voilà, circulez ! A la demande d’enquête externe, aucune réponse. Un éventuel mot de soutien envers les élèves qui se disent victimes ? Aucun ! Pour quoi faire puisqu’il ne s’est rien passé d’après l’enquête interne ?

La question des violences sexistes et sexuelles n’a pas à être prise à la légère. Ces mots et ces gestes pèsent lourdement sur la vie des Françaises, mineures et majeures, et ce combat doit être porté partout et à chaque instant. Par sa réponse méprisante, M. Juillot envoie un message clair aux femmes jeunes et moins jeunes du chalonnais : plaignez-vous si vous voulez, vous n’aurez pas le soutien du Grand Chalon.

Là encore il va falloir en finir avec cette mentalité arriérée encore trop ancrée dans les esprits d’hommes qui ont grandi et mûri au XXe siècle et n’ont pas compris que la société avait changé. Le temps des vieux bonshommes sexistes doit s’achever et celui des femmes libres et de leurs alliés doit s’affirmer ! Nous nous battons dans ce sens et appelons celles et ceux qui se retrouvent dans cette lutte à nous rejoindre pour porter ces ambitions jusqu’au cœur du pouvoir politique.

Damien Saley, tête de liste de l’Union Populaire Chalonnaise