​​​​​​​​🕊️​​ Pour une police de proximité et garantir le droit à la tranquillité

La sécurité ne doit pas être le monopole de la droite-extrême autoritaire. Elle peut être républicaine, sociale, démocratique et apaisée. L’État a décidé de se désengager de sa mission régalienne de sûreté, contraignant les collectivités locales à compenser comme elles le peuvent et à reprendre des prérogatives de la police nationale, créant de grandes disparités. Aujourd’hui on assiste à une militarisation progressive des polices municipales, une perte de sens de la mission républicaine, et une certaine défiance. L’État doit donc remplir ses missions et la police municipale doit être redéployée en une police de proximité qui a démontré son efficacité. Nous plaidons pour une police municipale de proximité, œuvrant à la sûreté, à la prévention et à la tranquillité des habitantes et habitants.

Dès 2026 :

Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance (arrêt de l’installation de nouvelles caméras)

Refuser l’armement létal des policiers municipaux

Redéployer les agents de la police municipale dans tous les quartiers et élargir les horaires d’ouverture des postes de police des quartiers Plateau et Prés Saint-Jean.

Recruter des éducateurs de rue et des médiateurs qui assureront la tranquillité publique de notre ville

Développer des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions : tabac, drogues, alcool, jeux…

L’investissement dans la police municipale a été un investissement majeur du maire actuel. Le budget très important consacré à cette police n’est toutefois pas proportionnel à la satisfaction de la population : présence essentiellement au centre-ville, postes de police souvent fermés dans les quartiers périphériques, surarmement de type militaire, présence excessive de caméras de surveillance de la population etc. Nous engagerons une réforme complète de la police municipale pour en faire une vraie police de proximité.

1. Exiger le maintien ou l’augmentation des effectifs de la police nationale ou de gendarmerie et développer une véritable police municipale de proximité́ œuvrant à la sécurité, la prévention et à la tranquillité des habitantes et habitants
2. Privilégier la présence humaine (police municipale, médiation, éducation spécialisée) plutôt que la vidéosurveillance, coûteuse, liberticide et démagogique
3. Redéployer les agents de la police municipale dans tous les quartiers et élargir les horaires d’ouverture des postes de police des quartiers Plateau et Prés Saint-Jean.
4. Geler l’embauche de nouveaux agents de police municipale et en étudier la nécessité pour l’avenir
5. Instaurer un moratoire sur la vidéosurveillance (y compris algorithmique) et réaliser un audit financier et des études indépendantes pour évaluer l’efficacité́ réelle de ces dispositifs
6. Refuser l’armement létal des policiers municipaux. Chaque année, des dizaines de policiers se suicident en France, souvent avec leur propre arme de service. Armer systématiquement, c’est aussi exposer davantage des agents en souffrance. Il faut du soutien, pas des armes
7. Demander l’expérimentation par la police nationale du récépissé de contrôle d’identité pour lutter contre le contrôle au faciès
8. Missionner les assemblées citoyennes de quartiers pour évaluer la mission du service public de police de proximité (nationale et municipale)
9. Recruter des éducateurs de rue et des médiateurs (scolaires et de rue, de jour et de nuit) qui assureront la tranquillité publique de notre ville en permettant la création de liens sociaux entre habitantes et habitants, en facilitant l’accès aux droits tout en assurant des missions de prévention en lien avec les clubs et associations de prévention.
10. Soutenir la mise en place d’un·e référent·e pour les victimes de violences ou de discriminations notamment celles liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou à l’état de santé, dans les postes de police municipaux

A Chalon comme dans d’autres territoires le trafic de stupéfiants a augmenté ces dernières années. C’est le produit conjugué d’un manque de douaniers à nos frontières et d’une croissance du mal-être dans nos sociétés qui poussent la population vers la consommation de produits stupéfiants. C’est un enjeu de sécurité mais surtout de santé publique que de lutter contre ces addictions et le trafic illégal. En attendant des lois de dépénalisation et de légalisation de l’Etat pour sortir du tout-répressif, la ville doit prendre sa part dans la gestion de ce sujet.

11. Travailler étroitement avec la police nationale judiciaire, la gendarmerie ou la douane pour démanteler les trafics de drogue
12. Développer des campagnes de prévention et de sensibilisation aux dangers des addictions : tabac, drogues, alcool, jeux…
13. Proposer des formations au collège et au lycée, ouvertes à tous, via des agentes et agents municipaux ou des associations pour alerter sur les risques de la consommation des différents stupéfiants en circulation. Parler également des techniques des dealers pour faire entrer les plus jeunes dans les trafics et les contraindre à y rester (corruption, menace, etc.), mais aussi permettre aux parents de repérer des signes avant-coureurs de fragilité pour leurs enfants, qu’ils s’agissent de l’entrée dans la consommation ou dans les trafics
14. Face aux limites de la politique de prohibition :
  • Mettre en place, en lien avec les associations spécialisées, des espaces ou des équipements mobiles de consommations à moindre risque pour renforcer le suivi sanitaire et social des usagères et usagers de drogue. Réduire les pratiques et les consommations à risque concernant toutes les drogues
  • Proposer un plan de prévention des conduites addictives, de réduction des risques et dommages et de soin aux personnes dépendantes : psychologie, logement, substitution, accès aux soins primaires, ouvertures de structures spécialisées (CSAPA, CAARUD, etc.) en collaboration avec les associations et le ministère de la santé. Sensibiliser les consommateurs aux impacts de leur consommations sur la tranquillité et la sûreté
15. Mettre en place un numéro municipal d’écoute et de dialogue sur la drogue, afin d’orienter les personnes consommatrices et de les accompagner vers une sortie de consommation, et proposer des « parcours de sortie de la délinquance » en accompagnant les dealers, ex-dealers, ou menacés par des trafiquants, vers une réinsertion sociale et professionnelle hors des trafics et de l’argent de la drogue